N° 38   décembre 2018
   

      ACTIVITÉS 2ème Trimestre 2018/2019

 
       **********

LE MOT DE LA PRÉSIDENTE


 

                  Chères adhérentes et chers adhérents de l’UTATEL,

 
                  Être « aux commandes » de l’UTATEL, satisfaire la curiosité intellectuelle de plusieurs centaines d’adhérents, quelles responsabilités ! Surtout quand on succède à des présidents qui en ont fait la première association culturelle de Brive et de sa  « grande » région.
                  Qu’apportera une femme à la tête de l’UTATEL ? A cette question posée à l’issue de notre Assemblée Générale, je n’ai su que répondre… Pour moi, il n’y a pas une sensibilité féminine qui me pousserait vers certains sujets mais une sensibilité –que je pense être partagée par tous, quel que soit son genre- au monde, un monde qui s’accélère, se crispe, s’angoisse, se replie sur le communautarisme. Nous interroger sur notre place dans l’Univers, sur notre rapport à l’autre – qu’il soit autre sexe ou étranger migrant-, sur les héritages ou les utopies du passé, voici ce que nous proposent nos conférenciers du deuxième trimestre de l’année universitaire 2018/2019.
                  Soyez indulgents, chères adhérentes et adhérents, parfois vos attentes peuvent être déçues mais  nous ferons en sorte qu’en 2019, le REX soit toujours ce lieu où se partagent les connaissances, s’ouvrent des débats, se créent des liens forts, s’épanouissent respect mutuel et écoute bienveillante. Bientôt 40 ans que notre association porte ces valeurs. Un anniversaire, croyez-le, que nous célébrerons dignement ensemble.
                  Il me reste à vous souhaiter, au nom du bureau, chères adhérentes et chers adhérents, de joyeuses fêtes et une belle année 2019.


Marie Dominique COULON


Vendredi 11 janvier 2019


DÉBATS D’HOMMES,  ENJEUX DE FEMMES. ALLONS- NOUS VERS LA FIN DU PATRIARCAT?  

 
par Madame Danièle Carsenat, agrégée d’Histoire et Géographie


                     Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas le féminisme qui ébranla le Patriarcat. Né avec le monothéisme, il s'imposa avec dureté lors des siècles. Aujourd'hui un nouveau Système Monde est en gestation,  une ère de 8 millénaires s'achève. Perçu par tous,  mal décrypté par les experts.
Tout s'accélère, tout résiste, tout effraie. L'enjeu est immense, l'avenir incertain.  Alors, il nous faut comprendre.

Attention : cette conférence sera suivie d’un goûter auquel vous êtes cordialement invités.


                         Cinéma REX, 3 Bd Koenig- 14h45

 


Vendredi 25 janvier 2019


L’HOMME FACE A L’UNIVERS

 
par Madame Sylvie Vauclair, astrophysicienne


                     De tous temps les hommes ont cherché à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivaient, tout en fabriquant des objets destinés à améliorer leurs conditions de vie. A présent tout s’accélère. Une étape fondamentale a été franchie depuis moins d’un siècle, quand des êtres vivants et des objets construits par l’homme ont commencé à quitter le sol terrestre pour partir dans l’espace. Les conséquences pour l’humanité sont énormes à la fois pour la connaissance, pour les relations humaines, pour les conditions de vie, pour les sociétés… Les recherches scientifiques actuelles s’inscrivent dans le cadre de cette évolution générale. Que nous apportent les découvertes récentes? Que nous apprennent-elles ? Quels sont les questionnements ? Chaque réponse conduit à de nouveaux espaces tournés vers l’avenir.


                         Cinéma REX, 3 Bd Koenig- 14h45

 


Vendredi 8 février 2019

LES MURS-FRONTIERES

 
par Monsieur Laurent Hassid,  Docteur en géographie, mention géopolitique Université Paris XIII

                    Après la chute du mur de Berlin en 1989 et avec l'accélération de l'élargissement de l'Union européenne, la notion de frontière a été quelque peu sous-estimée, certaines représentations n'hésitant pas à admettre que les frontières ont disparu. Or, depuis une dizaine d'années, on assiste à une prolifération de murs plus ou moins hermétiques pour délimiter des frontières (Israël/Palestine, Etats-Unis/Mexique, début de construction de barbelés entre la Grèce et la Turquie...). A cela s'ajoutent les anciennes séparations (Corées, Chypre, situation à Belfast... et une augmentation des processus de segmentation dans les milieux urbains, souvent liés à des conflits, Sarajevo, Bagdad, Mitrovica, Beyrouth...). Un nombre croissant d'ouvrages est par ailleurs consacré à ce thème très à la mode en géographie. La conférence sera illustrée par de nombreuses photos et cartes issues de séjours de terrain.

                         Cinéma REX, 3 Bd Koenig- 14h45

 


Vendredi 8 mars 2019


CINE-CLUB


                   Dans le cadre de notre cycle annuel «Films réalisés par des cinéastes étrangers », nous vous invitons à assister à la projection du film d’Orson WELLES, sorti en 1947 :

LA DAME de SHANGHAI

                  Avec Rita Hayworth, Orson Welles, Everett Sloane, Glenn Anders…


                   «  En acceptant de jouer les gardes du corps dans le cadre d’une croisière sur un yacht de luxe, Michael (Orson Welles) met le pied dans une fourmilière qu’il avait pourtant pressentie. Sous le soleil, un drame semble se nouer, insidieux, imprévisible. Mais lequel et qui sera le dindon de la farce ? ».


                         Cinéma REX, 3 Bd Koenig- 14h45

 

Vendredi 15 mars 2019


DES TROUBADOURS AU 21e SIÈCLE :

 
 A propos du roman de Jean-Guy Soumy, Un baiser, rien de plus (Robert Laffont, 2018).
par Gérard Gonfroy, Universitaire et Jean-Guy Soumy, Romancier :

 

                     A l’heure où # metoo nous a contraints à remettre en cause les rapports entre les sexes, est-il encore possible de vivre un « amour courtois » ?  Gérard Gonfroy exposera ce qu’était la fin amor des troubadours, qui a fondé pour des siècles le sentiment amoureux en Occident ; Jean-Guy Soumy expliquera le projet et les choix qui ont inspiré son roman et tous les deux débattront des difficultés et des réussites de la transposition moderne.


                                                              Cinéma REX, 3 Bd Koenig- 14h45

 

Vendredi 22 mars 2019


DISNEY … OU LA QUÊTE DE LA CITE IDEALE

 
par Monsieur Claude Duval, Maître de Conférences honoraire Université du Maine


                    L’ouverture en 1955 du premier Parc Disneyland, considéré comme un modèle d’urbanisme, correspond pour Walt Disney (1901-1966), de plus en plus passionné par les problématiques urbanistiques, à la création d’une ville idéale où, l’univers extérieur étant neutralisé, tout est contrôlé et aseptisé et où le présent est occulté. Avec EPCOT, il s’agit de bâtir un type de communauté entièrement nouveau. Celebration, créée en Floride en 1996, n’est pas futuriste mais recrée un passé quasi-mythique et la nostalgie de la petite ville  comme antidote au  mal urbain. A Marne-la-Vallée, Val d’Europe (28.000 habitants aujourd’hui), autre cité idéale face à l’échec des villes nouvelles, serait, pour ses détracteurs, emblématique « (du)  nouveau bonheur français ou (du) monde selon Disney » car c’est bien la recherche du bonheur qui sous-tend les différents projets urbanistiques de l’entreprise.


                                                                 Cinéma REX, 3 Bd Koenig- 14h45



Mardi 26 mars 2019 et Mardi 2 avril 2019: Sortie ½ journée : La cité de Clairvivre (Salagnac) patrimoine architectural du XXe siècle et le musée du chocolat Bovetti (Terrasson)

RÉCONFORT en DORDOGNE


                     Une cité-jardin, véritable ville autonome destinée au retour à la vie des blessés du poumon de 14/18, dont l’histoire reflète celle du XXe siècle et l’architecture est labellisée « Patrimoine du XXe siècle », telle est CLAIRVIVRE qui aujourd’hui encore reste fidèle à sa vocation d’accueil, d’insertion … de réconfort.
                     Sur le chemin du retour, visite du musée du chocolat – une source de réconfort avérée -  fondé par le passionné Valter Bovetti à Terrasson.

Sortie réservée aux adhèrents

 

Vendredi 29 mars 2019      


L’ENIGME DE L’EMPOISONNEMENT DE NAPOLEON PAR L’ARSENIC


par le professeur Ivan Ricordel, Directeur honoraire du laboratoire de toxicologie de l’Institut national de Police Scientifique de Paris


                     Depuis qu’un dentiste suédois pensa expliquer la mort de Napoléon par une intoxication à l’arsenic, la polémique ne cesse de s'amplifier et rebondir alors que de nombreux ouvrages littéraires se sont fondés sur cette hypothèse pour reconstruire l’histoire de la fin de vie de l’Empereur. Les scientifiques ne sont guère plus prudents. A travers les travaux qu’il a menés entre 2000 et 2006 au laboratoire de toxicologie de l’institut national de police scientifique de Paris et au Laboratoire pour l’Utilisation des Rayonnements Électromagnétiques d’Orsay sur 19 cheveux attribués à Napoléon ainsi que sur d'autres appartenant à ses sœurs,le professeur Ivan Ricordel va tenter d'éclairer ce débat et ses limites.


                                                           Cinéma REX, 3 Bd Koenig- 14h45