N° 36 mars 2018


      ACTIVITÉS 3ème Trimestre 2017/2018


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LE MOT DU PRÉSIDENT

 

Chères adhérentes, chers adhérents,

 
                   A l’Utatel, nous aimons célébrer les anniversaires d’événements historiques mais un bicentenaire est passé inaperçu de la plupart des médias (sauf Sciences et Avenir de mars 2018, page 48) et même si nous ne lui consacrons pas une conférence, il m’a semblé propice à quelques réflexions.

                    Il s’agit de la publication du roman « Frankenstein ou le Prométhée moderne » en mars 1818 par Mary Shelley, 20 ans, jeune épouse du poète anglais Percy Shelley. Elle avait imaginé cette œuvre littéraire pour participer à un concours d’histoires d’épouvante lancé par Lord Byron. Sans doute fut-elle inspirée par les expériences de Luigi Galvani sur « l’électricité animale », de la fin des années 1770.

                   Peut-être avait-elle aussi participé à des expériences d’électrisation qui faisaient fureur à la même époque dans les salons mondains, grâce aux machines électrostatiques inventées quelques décennies plus tôt. Le nom de son héros rappelle aussi celui de Benjamin Franklin qui mena ses expériences sur la foudre en 1750, inventa le paratonnerre deux ans plus tard, et reçut lui aussi le surnom de « Prométhée moderne ». C’est surtout dans la principale version cinématographique de 1931 avec Boris Karloff, que le rôle de l’électricité pour la création du monstre prit tant d’importance, rendant en quelque sorte le progrès scientifique responsable de l’arrivée d’une abomination.


                     D’après un universitaire américain, « le succès du roman vient de ce que Mary Shelley a donné naissance à un mythe qui résonne avec l’anxiété contemporaine face à la science et à l’aventure intellectuelle ».En fait, ce premier roman de science-fiction moderne suggérait déjà les questions que se posent les chercheurs d’aujourd’hui dont voici quelques échantillons : doit-on maintenir la vie avec l’assistance de machines après la mort cérébrale apparente ? Peut-on prolonger la vie humaine éternellement en remplaçant les organes défaillants par des greffons ou des dispositifs artificiels (transhumanisme) ? Jusqu’où peut-on aller pour rectifier des anomalies génétiques en utilisant les outils d’ingénierie moléculaire (eugénisme) ? Peut-on consommer sans risque des espèces animales OGM (le premier saumon OGM autorisé pour la consommation humaine aux Etats-Unis en 2015 avait été surnommé Frankenfish) ?


                      En résumé, les progrès de la science sont-ils nuisibles à l’espèce humaine comme tentent de nous le faire croire certains partisans de la décroissance, nostalgiques du « bon vieux temps », sans réaliser qu’un grand nombre d’entre eux ne seraient déjà plus de ce monde s’ils n’avaient pas bénéficié des avancées de la médecine moderne !
 

                      Voilà donc des sujets intéressants pour les prochains trimestres…
                      En attendant, je vous souhaite, au nom du Bureau, un agréable printemps, et j’espère vous voir nombreux aux conférences, ciné-club et sortie que vous trouverez dans ce programme.


       Jean-Louis AMIARD

 
 
Vendredi 27 avril 2018


L’ART PARIETAL DES ENVIRONS DE BRIVE

par Monsieur Michel LORBLANCHET, Docteur en Préhistoire, Directeur de recherche au CNRS retraité
et    Monsieur Pierre-Yves DEMARS,  préhistorien, Docteur ès Sciences

 

                     La grotte de Puyjarrige, dans la commune de Brive, a servi d’habitat aux chasseurs-cueilleurs de la Préhistoire, autour de 30000 ans. Cette cavité creusée dans les grès présente également sur ses parois une série de gravures datées du Paléolithique supérieur. Un travail récent de Michel Lorblanchet a montré tout l’intérêt et l’originalité de cet ensemble, notamment  la présentation d’un humain, associé à des animaux.


                         Cinéma REX, 3 Bd Koenig- 15 heures

 

 

Vendredi 4 mai 2018


UNE PROMENADE AU JARDIN DES PLANTES DE PARIS : QUATRE SIECLES DE PASSIONS ET D’AVENTURES NATURALISTES 


par Madame Anne REYSS, ancien professeur de biologie en Classes Préparatoires (Agro-Véto) à Paris


                       Laissons-nous transporter par le charme de ce lieu magique, foisonnant et fort où les grands noms de l’Histoire Naturelle française  ont laissé leur empreinte.
Ce vaste campus accueille de fantastiques collections présentées dans des galeries étonnantes,  l’Herbier National, des jardins, des serres, une ménagerie, des expositions temporaires.… Il nous entrainera dans des expéditions lointaines de découverte du monde, de collecte de végétaux, d’animaux et de minéraux  avec des naturalistes voyageurs qui ont fait la renommée de ce jardin particulier, diversifié et unique à la fois.

 
                         Cinéma REX, 3 Bd Koenig- 15 heures

 

Vendredi 18 mai 2018 

LA HAUTE COUTURE FRANCAISE DU XVIIIe SIECLE A NOS JOURS


par Madame  Micheline MARCHADIER, professeur agrégée d’Histoire en retraite

 

                      Née de la vie de cour, la haute couture a été dominée pendant plus de 250 ans par la France et plus particulièrement Paris. Les couturiers vont tirer profit de l’éclat culturel de Paris pour s’imposer dans un monde alors dominé par l’Europe. De multiples maisons sont créées, l’apogée se situe entre les années 1900 et 1950. La mode parisienne fortement liée à la vie culturelle française est présente dans le théâtre le cinéma et la rue comme dans les grands salons mondains. Univers portant au rêve elle est au croisement d’enjeux artisanaux industriels, commerciaux et culturels. A partir des années soixante-dix malgré quelques créateurs emblématiques la Haute couture pour survivre doit se lier à des entreprises capitalistes, la société qui la soutenait n’existe plus, les créateurs sont à la merci de commanditaires financiers et de redoutables rivaux sont apparus en Italie et aux Etats Unis. La haute couture accompagne la grandeur et l’affaiblissement de la France elle peut en apparaître comme un symbole.


                         Cinéma REX, 3 Bd Koenig- 15 heures


Vendredi 25 mai 2018


CINE-CLUB


    Dans le cadre de notre cycle annuel « La famille au cinéma », nous vous invitons à assister à la projection du film de Nicole Garcia, sorti en 1990 :


UN WEEK - END SUR DEUX


                                       avec Nathalie Baye,  Miki Manojlovic , Henri Garcin,  Marie Daems ...


"Divorcée d'Adrian, Camille (Nathalie Baye) a la garde de ses enfants un week-end sur deux. Une fin de semaine, tentant de renouer une relation plus intime avec eux, elle les conduit vers le Sud ..."


Cinéma REX, 3 Bd Koenig- 15 heures

 

Mardi 29 mai 2018 ou mercredi 30 mai 2018  : Sortie  journée


BERGERAC   Escapade dans la Cité de Cyrano

                  10h00 : Promenade guidée dans la vieille ville à la découverte de son histoire et de son architecture qui nous conduira à la magique Maison des Vins où nous saurons tout de la viticulture et pourrons déguster avec modération avant le repas.
Il aura lieu à 12h30 au Dix Vins : au menu, amuse-bouches, foie gras, magret de canard en croûte, salade et fromage, cheese-cake aux fruits rouges. Apéritif, boisson et café compris.
                 14h45 : Visite guidée du Musée du Tabac puis balade guidée en gabarre sur la Dordogne qui nous permettra une autre approche de la ville et de ses alentours. En cas d’intempérie, elle peut être remplacée par la visite du château de Monbazillac.
                   17h : Retour à Brive. 

 

Sortie réservée aux adhérents 



Vendredi 1er juin 2018


JARDINS  CHINOIS,  JARDINS  JAPONAIS, microcosmes inspirés des sagesses tao, shinto et zen


par Monsieur Jean-Paul  "Yann"  LAMARQUE, directeur honoraire de l'Alliance Française de Santa Fe, accompagnateur de voyages culturels en  de nombreux  pays d'Asie.


                         Les philosophies orientales ont inspiré dès leur origine une relation de l'homme avec la nature bien différente de celle que nous connaissons en Occident. En Chine, le "dao" est la voie de l'harmonie avec le cosmos, en vue d'une longévité sereine pour le lettré retiré de l'effervescence du monde. Au Japon, le "shinto" reconnaît la toute-puissance des éléments divinisés de la nature, ces innombrables et omniprésents "kamis" respectés de tous, tandis que les jardins secs se prêtent à la méditation "zen".
 De la Chine au Japon, passant par quelques jardins emblématiques de Suzhou, Shanghai, Kyoto, Tokyo...  nous aborderons un décryptage de divers éléments constituant ces microcosmes où rien n'est le fruit du hasard  ni de considérations seulement esthétiques, mais où l'art et la poésie trouvent aussi leur place.

 

                                                   Cinéma REX, 3 Bd Koenig- 15 heures